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05
février 2016

« Mobile-only », la nouvelle tendance 2016 ?

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D’après de nombreux experts du digital*, l’année 2015 a été un tournant pour le support mobile. En mai 2015, Google affirme que les recherchent sur mobile ont dépassées celle sur ordinateur. Médiamétrie a confirmé cette tendance dans son communiqué de presse du 19 janvier dernier, « Les écrans mobiles représentent plus de 50% des visites des sites mesurés ». Alors, comment les agences doivent-elles réagir face à cela ? Doit-on agir en « mobile-only » et intégrer le mobile comme unique support dans nos stratégies de communication ?

En 2015, le monde de la communication digitale parle de « mobile-first ». Autrement dit, penser le mobile comme le premier support de communication. Cette pensée est issue d’un constat simple tiré des modes de consommation actuels : le mobile est le couteau suisse du XXIème siècle. Multifonction et toujours dans notre sac ou dans nos poches, alors que l’ordinateur ou la tablette tendent plus à rester au bureau ou à la maison, le mobile constitue le premier point de rencontre entre les marques et les consommateurs. Il est donc logique de vouloir mettre ce support en priorité dans nos stratégies. Oui, mais à ce jour, une brèche importante est présente entre les attentes et l’offre publicitaire sur mobile. La cause ? Le timing ! Alors que nos jeunes générations font tout et vive au quotidien avec leur mobile, les éditeurs et les annonceurs eux, n’ont pas encore pris le pli d’être présent de manière récurrente sur ce même support. L’offre publicitaire mobile est en plein essor, mais pallier des contraintes techniques, esthétiques et comportementales prend du temps.

Et en 2016 alors ? Le mobile va t’il devenir pour certain annonceur, l’unique moyen de communication à utiliser ? D’après nous, une telle affirmation est utopique. Penchons-nous sur deux exemples concrets. Uber et Waze sont deux grands acteurs qui ont bouleversé les marchés du transport via une appli unique. Malgré leur modèle économique consistant à développer leur offre sur « mobile-only », ces deux ambassadeurs ont bien glissé leur offre sur le web, avec un site internet complétant les services de l’appli. Effectivement, bien que 67% des internautes utilisent le mobile, cela constitue également une perte d’audience de 33% pour les annonceurs, dont il est difficile de se passer sur le moyen et long terme.

Soyons pragmatique, pensez-vous réellement que nous évoluons vers un écran unique ? Selon nous, la réponse est non. Les modes de consommation se déclinent sur multi-écran, multi-canal et multi-session. Il est donc primordial en tant qu’agence de garder une dimension 360°. Ne pas se précipiter vers le dernier support en vogue, mais savoir l’intégrer pertinemment dans nos stratégies de communication. Car au bout du compte, qu’est-ce qui change ? Le moyen ou le support. Mais, les fondements de notre métier restent les mêmes : étude du marché et de la cible, détermination des objectifs de campagne et du support adéquat en fonction d’une problématique donnée. Le challenge réside donc dans la capacité à proposer le mobile de manière judicieuse et seulement si ce support à un réel intérêt pour la marque ou l’annonceur. Le point de départ reste avant tout la réflexion !

 

* Source : La Réclame

 

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